C'est reparti direction Gjirokaster, au sud de l'Albanie. Mais quitte a ne pas prendre le chemin le plus court, j'ai soif de mer, d'autant que dans le prolongement de l'Adriatique, il me reste a decouvrir la cote Ionienne.
Pour m'y rendre, il me faut passer une troisieme fois apr Elbasan. Je parviens a me faire prendre en stop par un homme qui y emmene deux etudiants, et apprecie de retrouver le contact qui m'avait fait defaut lors des derniers trajets. Seulement en arrivant, mauvaise surprise : le chauffeur attend une retribution bien qu'avant de monter en voiture, je lui ai clairement annonce la couleur avec un "Skam leke" ("Je n'ai pas d'argent) double d'une explication de Tauschia ecrite en albanais.
Cette experience embarrassante refroidit un peu plus mes ambitions d'autostoppeur. Pousse une fois de plus dans un bus alors que je tends le pouce a la sortie d'Elbasan, je jette l'eponge pour aujourd'hui. Pause suflake a Fier, puis j'attrape un fourgon pour Vlora. Un autre passager, le seul que j'avais repere comme n'etant manifestement pas Albanais, se retourne en cours de route pour causer en anglais. Heureux hasard : c'est Chris, Peacecorp et mari de Courtney, mon hote a Gjirokaster ! Il se rend chez Amy, une autre Peacecorp rencontree trois jours plus tot a Elbasan.
Vlora est une station balneaire nichee au bord d'une vaste baie qui fait la jonction entre les mers Adriatique et Ionienne. Si plus au nord, la baignade est peu recommandee du fait de la pollution drainee par les rivieres, ici l'eau est de nouveau accueillante, de plus en plus a mesure que l'on s'eloigne de la ville vers le sud. Devant un coucher de soleil imminent, je me delecte d'un rafraichissement - decrassage tandis que les Americains boivent une bierre a la terrasse d'un cafe. Soiree poulet roti et interessant echange d'idees avec Amy et Chris.