
Perche au dernier etage d'une tour, l'appart d'Angel est une etuve. On se couche lorsque la chaleur devient supportable, et on se leve... quand on se reveille. Pas question donc de prendre la direction des montagnes des 8h00, comme envisage de le faire Kolio.
D'autant qu'une fois de plus, l'auto-stop est une jeu d'enfants qui nous mene rapidement jusqu'a Plovdiv. Bien que la deuxieme ville de Bulgarie apres Sofia ait la reputation d'etre une fournaise en ete, une bise rend la temperature supportable aujourd'hui. Batie au pied de plusieurs collines et en bordure de la riviere Maritsa, cette destination est tres appreciee des Bulgares et Angel, qui a etudie ici, ne fait pas exception a la regle. Depuis les larges rues pietonnes du centre, on monte en quelques enjambees dans la vieille ville, ou de superbes demeures de l'ere Renaissance - tres colorees, encorbeillements en bois - s'offrent au regard. Les quelques touristes que nous croisons semblent etrangement tous Francais.
Apres un coup d'oeil au theatre de l'ancienne Philippopolis suivi d'un rafraichissement, nous atteignons en bus la sortie de Plovdiv. Deux voitures plus tard, nous debarquons a Pazardzhik, la ville suivante sur l'axe menant a Sofia. Il est temps de bifuruquer vers les montagnes. Une deviation, plusieurs courts trajets, et nousu touchons au but. Nos derniers chauffeurs (les huitiemes de la journee, record battu!!) sont trois jeunes festivaliers qui, a la suite d'un casse-tete chinois visant a tasser un peu plus leurs bagages, nous permettent de nous entasser avec eux. Ambiance boite de sardines assaisonnee a la bonne humeur...
Nous sommes encore frais en arrivant a Beglika. Un vaste etang plonge ses bras dans les entrailles d'une profonde foret de coniferes, laquelle encercle un grand hotel et une clairiere, epicentre du festival. Le fond de l'air est frais. Vite, planter la tente avant que la penombre prenne possession des lieux, puis, plus sereinement, s'impregner de l'atmosphere. Musique ambient qui se repand dans les sous-bois, feux de camps qui rechauffent les premiers festivaliers, discussions spontanees au hasard des rencontres. On ne regrette pas le deplacement. |