270 kilometres me separent de Gradac, mon prochain point de chute. Mais en ne decollant qu'a 13h00, je ne me fais guere d'illusions.
Non content de figurer sans conteste parmi mes meilleurs hotes jusqu'a present, Boris me depose gentillement a la sortie de Zadar. S'ensuit une apres-midi de bronzage intensif (l'autostoppeur perseverant peut indubitablement rivaliser avec le routier, avec de plus l'avantage de faire dorer ses deux bras) et trois miserables sauts de puce qui ne me menent qu'environ 60 km plus loin.
J'abdique lorsque le soleil s'apprete a en faire autant, et profite enfin du panorama sur la mer depuis un belvedere rocailleux. En redescendant, je plante la tente a une vingtaine de metres du rivage, dans de l'herbe tendre. Un bain de mer et au lit.