Comblee par la nature et par les tumultes d'une histoire qui l'a dotee d'une architecture somptueuse, Hvar attire de nombreux touristes dont certains debarquent en yacht dernier cri avant de faire halte dans l'un des bars branches de la ville. Cela dit, l'affluence reste raisonnable en cette saison, et nombre de locations sont encore vacantes. Pour preuve les trois personnes qui m'accostent en a peine dix minutes pour me proposer un toit. Pas de chance, je ne cherchais qu'un modeste supermarche.
Une fois n'est pas coutume, je prend le bus pour Stari-grad, coeur historique de l'ile qui bat lentement au fond d'une baie de cinq kilometres. En marge de la ville, les ferrys en provenance de Split viennent regulierement ouvrir leur gueule metallique et cracher une nebullosite de voitures et de passagers. Mais l'ecrasante majorite d'entre eux se precipitent ensuite sur Hvar.
Le long sommeil hivernal de Stari-grad touche donc a peine a sa fin, de rares visiteurs s'aventurant dans son dedale de ruelles pavees serpentant entre les maisons en pierres. Histoire de respecter mon quota d'une baignade par jour et de compenser le manquement de la veille, je m'installe successivement sur deux plages differentes, avec entre-temps une courte montee vers un promontoir visiblement habitue a accueillir des messes en plein air.
Il s'agit ensuite de lever le pouce sans trop trainer, en vue d'embarquer au bout de l'ile a 18heures, puis de rejoindre Gradac. Mon premier chauffeur francais du voyage m'offre un petit condense de l'actualite tricolore du mois de mai. Greves, pluie et innondations... Rien qui ne me fera regretter d'avoir mis les voiles!