Du ciel bleu pour bien debuter la journee. Direction le centre-ville, a environ six kilometres de chez Sven et Martina, a pieds puis en tram. N'ayant pas un sou en poche, je m'empresse de retirer des kunas, la monnaie croate (1 euro = 8,35 kn) et entame ma collecte d'infos. D'abord sur les parcs nationaux du pays puis sur la ville, en me procurant un plan beaucoup plus complet que celui du Lonely Planet.
En sillonnant le noyau de Zagreb, je constate que la ville est tres bien pourvue en parcs, dont huit d'entre eux forment un immense fer a cheval vert dans la partie inferieure de la ville. Statues imposantes et batiments somptueux - dont de nombreux musees - ajoutent a la magnificience de ce decor bien plus vaste que celui de Ljubljana. Le ciel se couvre mais la pluie n'est pas encore de la partie. Je profite de ce sursis pour effectuer le tour de ville a pieds recommande par l'office de tourisme.
Zagreb resulte de la fusion en 1890 de Kaptol et Gradec, deux villages medievaux batis au pied d'une colline qui constituent desormais la partie superieure de la ville, au nord. La promenade se revele agreable, bien que les deux edifices religieux principaux soient enlaidis par une restauration en cours. De facon generale, la banlieue de Zagreb etait truffee de HLM delabres mais son coeur parait propre et sur, on n'y croise pas plus de personnes manifestement engluees dans la misere que dans une ville francaise. Des trams de derniere generation en croisent de plus anciens qui trimballent leur charme desuet. En ce lundi legerement morose, les rues et terrasses de cafe restent moderement frequentees. Je leur prefere de toute facon un square a la pelouse parfaitement inclinee pour l'envie de sieste qui me guettait. Sieste suivie d'une petite seance ecriture, puis je prend le chemin du retour apres avoir ingurgite un de ces beignets (les burek, fourres a la viande, au fromage ou parfois sucres) que l'on trouve aussi en Slovenie.
Soiree decevante chez mes hotes, pourtant du meme age que moi. On ne partage rien, ni repas ni discussion, malgre mes tentatives. La TV regnant en maitre dans le salon, je tente d'en faire abstraction pour constater une nouvelle fois qu'en Croatie, la chasse aux hotes est d'une difficulte jusqu'a present inedite.