
Rester ou partir? Profiter d'un festival de musiques avec camping en compagnie de Giorgios et de ses amis ce week-end ou se lancer en quete d'un nouvel eldorado, de preference avec mer a proximite? Apres maintes hesitations, j'opte pour la deuxieme solution. Il faut parfois que la raison parle pour boucler la boucle un jour !
Je quitte Ioannina avec un copieux petit dejeuner dans l'estomac et plusieurs CD de musique grecque donnes par Giorgios. Apres 1h ou 1h30 d'attente, direction Arta (75 km plus au sud) avec un Grec de trente ans qui fait un crochet pour admirer un superbe lac. Pause suflake puis longue marche jusqu'en sortie de ville. Comme a Ioannina, la circulation a beau etre beaucoup plus dense qu'en Albanie, lea automobilistes restent indifferents jusqu'a Spyros, un Grec installe a Stuttgart qui file vers Athenes, m'offrant ainsi un joli bond jusqu'a Andirrio, precisement la ou un pont enjambe l'entree du canal de Corinthe pour relier la Grece centrale au Peloponnese.
Arrive des 18h00 (j'envisageais qu'il me faudrait peut etre deux jours de stop), il y a cependant un hic : pas moyen de joindre Dimitris, le Couchsurfer qui doit en principe m'heberger. Avant de reesayer, je contemple les fortifications voisines du pont, ouvrage de 2,5 km concu par un Francais (cocorico!) et bati il y a trente-cinq ans. J'apprendrai plus tard que la compagnie qui l'exploite n'y va pas avec le dos de la cuillere question tarifs : la traversee en voiture coute 11 euros ! En ferry, il faut compter 6 euros.
Appreciant comme il se doit ce retour sur la cote, je prends un bain de mer au pied des fortifications, sur une plage vierge d'ou on peut observer le va-et-vient des ferries se rendant a Rio, sur l'autre rive, a deux pas de Patra, la principale ville du Peloponnese. Dimitris etant toujours injoignable, je fais du stop jusqu'a Nafpaktos, a dix kilometres, afin de trouver un cyber-cafe. Pas de nouvelles. C'est rageant mais tant pis, c'est parti pour une nouvelle nuit en tente, decidemment moins confortable depuis quelques semaines, vues la chaleur et la vegetation mediterraneene en general peu hospitaliere (piquants et sol arride quasi-impenetrable par les sardines). |