Apres avoir envoye maintes bouteilles a la mer, a chaque fois perdues ou restees vides, l'une revient a bon port avec une heureuse nouvelle : je viens de trouver un hote a Athenes ! Et comme le vent de la chance continue de souffler, je n'aurai meme pas besoin de tendre le pouce. Christos, qui s'y rend pour retrouver de la famille, m'emmene en voiture. La quarantaine, chaleureux, cultive, compagnie agreable. La veille, j'ai passe la fin de soiree a discuter avec lui tout en m'enthousiasmant devant un ouvrage de photos de Doisneau.
Peu apres avoir franchi le canal de Corinthe et dit adieu au Peloponnese, le gigantesque port du Piree fait office de porte d'entree de l'agglomaration athenienne. Christos m'y depose. Restent 45 minutes de metro avant de voir un grand barbu s'avancer vers moi. Ivan, trente-deux ans. Nous nous rendons aussitot chez l'un de ses potes, un autre Christos (un prenom bien repandu en Grece mais loin derriere Giorgos. Pour s'en faire une idee, rendez-vous au coeur d'une place bien frequentee et criez "Giorgos!", juste pour voir combien de tetes se retourneront...) qui habite un appartement tres confortable, avec vue sur le stade olympique.
Apres-midi detente, les Grecs regardent un grand-prix moto sur Eurosport tandis que je devore un Libe achete a Nauplie. Mon premier canard francais depuis le depart ! Il faut dire que j'ai ete immediatement seduit par la Une estampillee d'un "Partir quand meme" plein de panache (dossier sur les vacances des Francais dans un contexte economique morose). Plutot reussi, ce numero comprend aussi un article caustique a souhait sur la sortie de scene televisuelle de PPDA, ejecte par les patrons de TF1. "Sans transition, adieu" ! Je suis curieux de savoir si Laurence Ferrari le remplacera aussi aux Guignols a la rentree...