
Toujours pas d'hotes potentiels a Venezia et Padova. en revanche, nos etapes slovenes a Koper et Ljubljana sont assurees. Le temps de chercher un camping a Venise, de sortir passer un coup de fil, pique-niquer et preparer nos sacs, il est deja 14 heures.
De nos quatre premier hotes, Guido aura incontestablement ete le plus accueillant et chaleureux, nous quittons sa maison avec un petit pincement au coeur. Est-ce pour rendre ce pincement moins douloureux que le sort s'acharne a nous clouer sur place? Alors que l'apres midi est bien avancee, nous pietinons encore a Desenzano, peu avant l'entree d'autoroute. Plusieurs faux espoirs avec des conducteurs s'arretant uniquement pour nous proposer de nous avancer au peage, puis, enfin, une voiture pour Vicenza. Nouveaux efforts pour converser en italien, ce que nous n'avions pas fait chez Guido qui maitrisait parfaitement le francais. A Vicenza, nous nous donnons une demi-heure pour tenter d'avancer encore un peu avant la nuit. Et pour la premiere fois en Italie, la chance nous sourit en seulement cinq a dix minutes! Re-conversation en italien. Notre bienfaiteur, encore un nerveux du volant neanmoins tres sympa, a meme la gentillesse de nous deposer a la gare de Mestre, localite voisine de Venezia situee sur la terre ferme. Il est 19h30.
Debute alors un jeu de piste frenetique. 1 : Degoter absolument un produit anti-moustiques (lagune + chaleur+ camping = risque d'attaques en escadrons). 2 : Acheter a manger avant la fermeture des magasins. 3eme etape, de loin la plus redoutable : trouver le camping. La via Orlanda etait inconnue du GPS de notre chauffeur, qui etait pret a nous y conduire. Je rappelle donc le camping qui m'indique le bus a prendre et l'arret " Capitole". Nous nous mettons en quete du bus numero 15. Oui, mais les tickets ne s'achetent pas a bord! Chou blanc devant le bureau de tabac qui vient de fermer le rideau. Chou blanc aussi aux guichets de la gare. Finalement, nous trouvons les precieux sesames... au Mac Do de la gare!
Enfin dans le bus, la partie n'est pas encore gagnee : pas d'arret Capitole en vue. Tentative d'explications aupres du chauffeur, qui ne connait qu'un camping, pas le notre. Idem aupres des passagers, pourtant des locaux. Faut il s'arreter avant ou apres l'aeroport? Nous voyant un brin desempares, un passager nous propose de l'accompagner au camping l'Alba d'Oro, ou il travaille. Apre conciliabule avec Doune, nous acceptons, n'ayant de toute facon paye aucune reservation de l'autre cote. Le trajet nous laisse le temps de disserter sur cet arret fantome... Un "Capito?" se serait-il mue en "Capitole"? Qu'importe, nous voila enfin a un camping, et surtout a deux pas de Venise en une seule journee de stop!! L'endroit est plaisant (nous prenons la grue planquee dans un coin comme un petit clin d'oeil de bienvenue) et encore peu frequente. Seul bemol : les avions decollant de l'aeroport dans un bruit assourdissant rasent nos tetes de pres. |